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Stabilité à la prise de vues


Il n'est pas rare de voir des photos de sujets statiques qui, sans être floues, ne sont pas franchement nettes. Le flou n'est donc pas dû au sujet mais au photographe et aux conditions de prise de vues. Lorsqu'on opère à main levée, il faut utiliser une vitesse minimale adaptée à l'objectif et, en règle générale, ne pas descendre en dessous du 1/30e de seconde.
[Voir le conseil "Vitesse minimale"]
En dessous de la vitesse minimale, il faut utiliser un trépied ou un support extrêmement stable et observer quelques précautions supplémentaires.

Trépied
Le trépied
L'idéal est, bien sûr, d'avoir un trépied très stable, muni d'une tête largement dimensionnée et pourvue de blocages efficaces. Une tête avec rotule peut être très pratique mais n'assure pas toujours la stabilité optimale, surtout avec des téléobjectifs. Un ensemble pied-tête de qualité est alors très lourd, ce qui fait renoncer nombre de photographes à s'en équiper. En effet, un ensemble complet (trépied et tête) comme celui représenté ci-contre pèse déjà 10 kg, et ce ne sont pas les modèles les plus lourds !
À noter qu'il existe des trépieds en fibre de carbone de grande qualité pour un poids plume... mais, autant vous prévenir de suite, leur prix est inversement proportionnel au poids, c'est-à-dire plutôt "musclé"!

Sachez que si vous ne disposez que d'un trépied "léger", vous pouvez en améliorer nettement les performances : il suffit de fixer un lest sous la colonne centrale, le plus près possible du sol. Outre le poids supplémentaire que ce lest apporte, il abaisse surtout le centre de gravité de l'ensemble, ce qui est un gage de stabilité. Le lest peut être un sac que l'on remplira de sable ou de cailloux; ce peut être aussi, tout simplement, votre sac photo.

Le déclenchement
Même avec un trépied, on peut observer un léger flou de bougé aux vitesses très lentes : il est dû aux vibrations engendrées par la pression du doigt sur le déclencheur et par la remontée du miroir.

On élimine le risque de bougé dû à la pression sur le déclencheur en utilisant un déclencheur à distance. Pour les appareils anciens ou les appareils mécaniques, il s'agit d'un simple câble dont l'une des extrémité se visse sur le déclencheur (on l'appelle déclencheur souple); certains sont munis d'un blocage, ce qui permet de faire des poses très longues (pose B). La plupart des appareils modernes n'ont plus de déclencheur mécanique, mais un dispositif électrique ou électronique : il faut donc utiliser un déclencheur spécial, souvent cher et parfois spécifique à la marque ou au modèle du boîtier.

Si vous ne faites que très peu de photos à vitesse lente, vous hésiterez à investir dans un déclencheur à distance. Vous pouvez néanmoins réduire fortement les vibrations du déclenchement en utilisant le retardateur. Au moins, ce dispositif servira à quelque chose... car les modes d'emploi des appareils ne mentionnent en effet généralement que l'usage auto-portrait. La dizaine de secondes de retard avant la prise de vues suffit normalement à faire cesser les vibrations.

Blocage miroir Au moment du déclenchement, d'autres vibrations sont aussi créées par la remontée du miroir qui, sur les appareils reflex, sert à la visée. Ces vibrations sont extrèmement faibles mais elles sont malheureusement suffisantes pour induire un léger manque de netteté en cas de pose longue. Certains appareils, en général ceux de haut de gamme malheureusement, sont pourvus d'un dispositif permettant de remonter le miroir manuellement avant la prise de vues (le levier au-dessus du bouton sur la photo ci-contre). Relisez votre mode d'emploi et utilisez ce système, vos photos ne s'en porteront que mieux.


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