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La conservation des films


Les pellicules sont de petites choses complexes et fragiles qui doivent être traitées avec d’autant plus de soins qu’on leur confie soit nos chefs d’œuvre, soit nos souvenirs - tout aussi précieux les uns que les autres d'ailleurs.
Deux cas se présentent: celui des films exposés et celui des films non exposés.


La conservation des films vierges

PéremptionCanisterTous les films ont une date de péremption, indiquée sur l’emballage, avant laquelle on devra les utiliser pour ne pas avoir de mauvaises surprises, surtout pour ce qui est du respect des couleurs. Il faudra quand même veiller à entreposer les films dans un environnement «normal», à savoir dans leur emballage d’origine, et surtout dans le petit cylindre en plastique, à une température de 20 degrés ou moins, et avec le moins d’humidité possible.

Congélateur Avant la date de péremption, les films devront être mis au réfrigérateur (moins de 10 degrés) si on pense les utiliser à relativement brève échéance (quelques mois après la date de péremption), ou au congélateur si la date d’utilisation est incertaine.

Dans cette dernière hypothèse, la limite de péremption pourra être dépassée de plusieurs années. (Pour les besoins de la photo ci-contre, j'ai enlevé l'emballage plastique dans lequel se trouvaient les boîtes de films; je conseille de mettre les films au congélateur dans des sacs en plastique pour éviter le givre, source d'humidité au moment du dégel).

Il faudra toutefois veiller à sortir les films du réfrigérateur, et surtout du congélateur, plus de 24 heures avant utilisation pour qu’ils se remettent progressivement à la température ambiante.

La conservation des films exposés

Même si les films vierges ont été conservés dans des conditions optimales de température et d’humidité, dès qu’un film aura été exposé il faudra d’une part veiller encore plus à le protéger de la chaleur et de l’humidité et, d’autre part, le faire développer le plus rapidement possible car les réactions chimiques commencent à se produire sitôt après exposition à la lumière.
Ainsi, même si toutes les vues n’ont pas été prises, il vaut mieux faire développer son film au plus vite plutôt que de vouloir économiser quelques francs ou centimes en attendant une hypothétique occasion de le finir - on risque tout simplement de gâcher les premières vues prises.

Les rayons X

Contrôle Les rayons X sont particulièrement nocifs pour les films, et surtout pour les filmsexposés; or, chacun sait que les contrôles dans les aéroports se font maintenant dans le monde entier à l’aide de ces appareils. Il n’y a d’ailleurs pas que les aéroports : de plus en plus d’établissements sensibles recevant du public, comme les musées, institutions, et autres, s’y mettent aussi allègrement.

Il est absolument impératif de ne pas placer de films dans les bagages de soute car les machines utilisées pour le contrôle de ces bagages génèrent des doses considérables de rayons X. Gardez donc tous vos films dans votre sac photo car les machines utilisées pour les contrôles des bagages à mains sont sans danger pour les films de sensibilité courante (moins de 1000 ISO).
Voir aussi, en français, la fiche technique de Kodak : en cliquant sur ce lien.

Console Sachez que les expositions successives aux rayons X sont cumulatives et qu’il vaudrait mieux ne pas dépasser une dizaine d’irradiations. Les films exposés étant encore plus sensibles aux rayons X, ils ne devraient pas subir autant d’irradiations successives; vous pouvez essayer de négocier un contrôle manuel (en présentant toutes vos bobines dans un sac transparent) mais nous savons d’expérience que c’est souvent peine perdue, hélas! Ce n’est guère que si l’on peut présenter des films de haute sensibilité (plus de 1000 ISO), un billet d’avion comportant un trajet avec de multiples escales et si l’on a affaire à du personnel compréhensif et pas trop débordé par l’afflux des passagers qu’on peut espérer une dérogation au passage par le sacro-saint tunnel à bagages...

Sac plombEnfin, bannissez les pochettes à base de plomb, censées protéger vos films contre les vilains rayons X: elles auront pour effet essentiel d’éveiller la curiosité du contrôleur et de lui faire augmenter la dose de rayonnements pour voir ce qui se cache dans la grosse masse noire !

Dernier remède: si vous avez la certitude que vos films ont déjà subi plus d’une demi-douzaine d’irradiations et qu’ils en subiront autant avant d’être développés, il peut être plus sage de les faire traiter avant votre retour au bercail. Mais, suivant les pays, cette opération n’est pas sans risques et vous mettrez toutes les chances de votre côté en vous adressant à un grand laboratoire d’une capitale ou d’une grande ville plutôt qu’au mini-lab d’une vague échoppe...

[mise à jour janvier 2002] : Depuis les événements dramatiques de la fin de l'année 2001, la sécurité dans les aéroports a été considérablement renforcée et les différents conseils donnés ci-dessus sont devenus on ne peut plus impératifs. On trouve également les mêmes mises en garde sur le site de l'International Imaging Industry Association, lire l'article, et de nombreux autres.




Photos Gérard Desroches et Invision Technologies


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