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Le stockage des diapositives

BoîtesPlanches transparentesPaniers de projectionPlaceIndexationAttention aux mousses


Classement diapos Classement diapos

Les moyens de stockage des diapositives sont assez nombreux et différents : boîtes, planches transparentes, classeurs ou paniers de projection, chacun présentant ses avantages et inconvénients et ayant les préférences des utilisateurs en fonction de leurs besoins.
Sans prétendre à l'exhaustivité, voici un petit panorama des principaux moyens de stockage accessibles aux amateurs.


Boîtes

Le mode de stockage le plus courant est la boîte dans laquelle sont livrées les diapositives après traitement par le laboratoire. A quelques menues différences près, les boîtes sont de format identique, ce qui facilite l'empilage et le classement; il est facile d'inscrire au feutre ce qu'elles contiennent (sauf pour celles de couleur sombre) et, dernier avantage non négligeable, elles sont gratuites !
Leur seul inconvénient est leur faible contenance qui complique le classement thématique de longue durée.

Paniers diaposArmoire diapos Autre possibilité : il existe différents modèles de boîtes-classeurs pouvant contenir plusieurs centaines de diapositives. Particulièrement bien adaptées au stockage de longue durée, elles peuvent être en bois, en métal, en plastique, comporter des intercalaires, réglables ou non, une poignée, des index, etc. Le modèle que l'on peut voir sur les photos (vendu le plus souvent sous les appellations Diaclass et Presticlass) a la forme d'une valisette avec séparations intérieures réglables, poignée et couvercle transparent; il contient environ 400 diapositives sous caches standard.
On peut se rendre compte sur la photo de gauche de l'encombrement du même nombre de diapositives mises dans des paniers de projection droits. Grâce à des crans disposés aux quatre coins, ces boîtes peuvent être empilées en toute sécurité sur une assez grande hauteur (photo de droite).


Planches transparentes

Planche de dias Elles se présentent sous la forme de pochettes souples, ou de planches rigides équipées ou non d'un système de blocage. Les modèles les plus courants sont d'un format légèrement supérieur au Din A4, ce qui permet de les intégrer dans des classeurs de bureau, et accueillent 20 diapositives. On les appelle couramment "planches Panodia", mais il s'agit d'une marque commerciale - et il existe d'autres marques - je n'emploie donc pas ce terme ici.
Les planches rigides, d'une plus grande solidité - mais d'un prix élevé - sont largement utilisées par les agences de presse en raison de la protection qu'elles assurent et du fait qu'elles peuvent être intégrées dans de grands meubles-classeurs, avec différents systèmes d'indexation.

Le grand avantage des planches transparentes est que l'on visualise instantanément les diapositives qu'elles contiennent, ce qui permet notamment de les comparer entre elles. Leurs inconvénients sont leur relative fragilité, certaines difficultés pour insérer et extraire les diapositives lorsqu'elles sont montées sous caches avec verres et, suivant la qualité du plastique, des problèmes de conservation dans le temps des diapositives (manque d'aération, interactions chimiques...).

L'inconvénient des planches rigides est essentiellement leur prix de revient si l'on veut stocker de grandes quantités de vues, mais la sécurité de manipulation et de conservation et la commodité d'utilisation n'ont pas de prix !


Paniers de projection

Qu'il s'agisse des paniers droits de 36 ou 50 vues, type Leitz, ou des paniers circulaires de 80 vues, type Carousel, c'est la solution de stockage la plus "confortable" puisqu'on est prêt à projeter à tout moment. C'est en revanche celle qui nécessite le plus de place, ne facilite pas la recherche de vues et est l'une des plus chères. Pour ces différentes raisons, les paniers de projection ne me semblent pas à conseiller comme moyen de stockage de ses diapositives d'archive.
Cependant, en ce qui concerne le diaporama, il n'est pas du tout absurde de conserver les montages dans leurs paniers de projection car on est sûr qu'ils seront "prêts à l'emploi" en évitant des manipulations toujours fastidieuses et hasardeuses.
Pour plus de détails sur les paniers, voir la fiche technique "Le matériel de projection".


Place

Volume stockageJ'ai évoqué plusieurs fois le problème de la place car celui-ci ne me semble pas anodin. En effet, à moins de disposer d'un très grand logement, les boîtes de diapos finissent par déborder sur l'espace vital.

Cela devient plus grave lorsqu'on est obligé de les entreposer au fond de la cave ou du grenier où on ne les retrouvera pas juste au moment où on en aura besoin d'urgence.

C'est là que les boîtes de grande contenance trouvent leur pleine utilité, comme en témoignent les photos. Ainsi, sur la photo ci-contre et celle un peu plus haut, on constate que les diapositives contenues dans une valisette (390 exactement dans cet exemple) nécessitent 10-11 boîtes de laboratoire, 8 paniers droits ou 5 paniers circulaires. L'encombrement n'est visiblement pas le même !


Stockage et retrouvailles

Stocker les diapositives, c'est bien, les retrouver facilement c'est nettement mieux ! Si les planches transparentes et les boîtes de laboratoire se prêtent bien aux classements thématiques ou chronologiques très précis, elles ne sont pas du tout pratiques pour classer, puis retrouver, de nombreuses vues représentant chacune plusieurs sujets. Grâce à leur grande contenance et à leurs cases en général réglables à volonté, les boîtes-classeurs permettent d'opérer différentes dispositions d'archivage.

L'idéal est de constituer un plan de classement et un fichier : la diapositive reçoit un numéro (par exemple chronologique) et chaque descripteur (mot-clé) renvoie à ce numéro d'identification. Un ordinateur facilite grandement les choses. Je n'insiste pas sur ce sujet car d'une part chacun a, en général, sa propre méthode de classement et, d'autre part, les diaporamistes travaillent plus sur des vues faites spécialement pour un scénario que sur des images d'archive. Mais si le sujet vous intéresse, écrivez-moi et on en reparlera !


À chacun selon ses besoins

Je ne pense pas qu'il y ait un mode de stockage unique, universel et permanent. Selon les besoins, l'un de ceux que j'ai présentés conviendra mieux que l'autre. Les boîtes de laboratoire sont utiles pour le classement provisoire, le transport, les envois; les planches transparentes pour affiner les sélections et le montage sans trop manipuler les diapos; les paniers de projection pour les séries ou les diaporamas achevés qu'on souhaite garder "actifs"; les boîtes-classeurs pour le stockage de longue durée dans de bonnes conditions de sécurité.
Chacun de ces moyens (avec, toutefois, une réserve pour les pochettes souples) assure en outre la protection indispensable contre les nombreuses "agressions" qui menacent nos précieuses diapositives.


Attention aux mousses ! Mousse dégradée

Enfer et damnation !
En recherchant des diapositives, j'ai mis la main sur une malette contenant six paniers de diapositives - je suis sûr que vous connaissez ces trucs là - que j'avais un peu oubliée dans un coin depuis 2-3 ans environ. En l'ouvrant, l'horreur m'a sauté aux yeux ! La mousse garnissant le couvercle s'est désagrégée au contact des caches de diapositives et de la poussière de mousse s'est répandue sur mes (belles) diapositives. Même si la photo ci-contre est petite, je pense qu'elle suffit à vous montrer l'étendue du désastre; et encore, elle ne vous montre pas tout ce qu'il y a sur les diapositives... et en plus ces fines particules de mousse sont bien accrocheuses sur le film...
Ce n'est pas de la fiction ni de la théorie, ça m'est arrivé à moi, en direct-live pas plus tard que ce soir !
Donc, si vous voulez conserver vos diapositives assez longtemps, ne les confiez surtout pas à ces espèces de malettes en plastique dans lesquelles il y a de la mousse, conseil d'ami !


Parenthèse

Marquage des diapos Je croyais avoir fini cet article quand, en regardant les photos, j'ai constaté qu'elles avaient toutes un point commun qui m'a rappelé une réflexion faite il y a peu par mon projectionniste préféré : "y savent pas encore qu'y faut mett' un point pour indiquer le sens de projection, pis après y râlent si c'est à l'envers". Evidemment, cette remarque ne s'adressait pas aux diaporamistes... gens parfaits quand ils ne sont pas distraits.

En passant et tant qu'on est dans la diapositive, n'oubliez pas de porter sur vos diapos dès qu'elles reviennent du labo un repère dans le coin inférieur gauche dans le sens de visualisation, repère qui se retrouvera par magie en haut à droite dans le panier de projection. Et n'utilisez pas d'étiquettes autocollantes !



Photos Gérard Desroches


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